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Chronique de « La Voleuse des Toits » de Laure Dargelos »

Chronique écrite dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus, catégorie « imaginaire ».


Titre : La Voleuse des Toits

AuteurLaure Dargelos

Éditeur : Auto-édition

GenreFantasy, young adult

Format : Papier, 675 pages – 20 € ; numérique – 5,99 €

ISBN : 9781726849739

Sortie  le 23 février 2019

Lire un extrait 

Résumé

Véritables piliers de la société, les règles écarlates ont prohibé toutes formes d’expression : l’art, la littérature et la musique n’existent plus. Chaque jour, la milice multiplie les exécutions pour asseoir l’autorité du régime.

Demoiselle respectable le jour et voleuse la nuit, Éléonore Herrenstein s’élève contre l’ordre établi. Elle qui espère rejoindre la rébellion et renverser le gouvernement, la voilà brusquement fiancée à l’un des hommes les plus puissants du royaume. Qui est donc Élias d’Aubrey, cet être impénétrable qui semble viser le pouvoir absolu ? Et pour quelles sombres raisons sa famille dissimule-t-elle une mystérieuse toile, peinte un demi-siècle plus tôt ?

Éléonore ignore encore que sa quête l’entraînera bien plus loin qu’elle ne l’imagine.

Dans un voyage au-delà du possible…

Mon avis 

Pour la seconde année, j’ai le plaisir de faire partie du jury du Prix des Auteurs Inconnus dans la catégorie imaginaire. Durant quelques semaines, nous avons lu de très nombreux extraits de romans et avons dû sélectionner seulement 5 titres. Un exercice long et oh combien difficile !! Mais le travail n’est pas encore terminé… Chaque mois, nous aurons un de ces titres à lire et devrons à la fin choisir le gagnant de cette année. Pour ma part, je commence donc avec La voleuse des toits de Laure Dargelos, un roman fantasy destiné à un public adolescent. Il s’agit de son premier roman. 

A Seraën, la Ligue Ecarlate, composée des douze familles les puissantes du royaume, dirige le pays. L’art, la littérature, la musique sont interdits. Qui enfreint la loi est puni de la peine de mort. Eléonore Herrenstein se révolte contre ce système. La journée, elle est une sage aristocrate, mais la nuit, elle court sur les toits, masquée, et dessine à la craie sur les murs. Elle rêve de rejoindre la rébellion, de changer les choses. Lors d’un bal, elle rencontre Elias d’Aubrey, un aristocrate promis à devenir membre de la ligue Ecarlate. Il demande sa main à son père. Eléonore se retrouve fiancée à cet homme qu’elle déteste, qui, en plus, cache une toile qui l’intrigue plus que tout. Sa curiosité risque de l’amener au-delà de ce qu’elle imagine. Pourra-t-elle lutter contre ce régime qu’elle exècre ? 

Ayant l’habitude de lire des sagas fantasy en plusieurs volumes, j’ai été surprise de constater que la voleuse des toits ne comportait qu’un seul tome, ce qui explique le nombre de pages puisqu’il fait quand même 675 pages, mais, pour ce type d’univers, je trouve cela tout à fait raisonnable. Laure Dargelos a découpé son roman en trois parties. La première partie présente la ville de Seraën, les personnages, le régime en place. Les personnages sont nombreux, mais bien identifiés, décrits en profondeur. Chacun prend sa place et qu’ils soient principaux ou secondaires, chacun a son importance à un moment ou à un autre de l’histoire. Eléonore est une jeune aristocrate, qui, la nuit, saute de toit en toit pour voler un peu de liberté. Elle fréquente la cour des fous, lieu de rencontre des plus pauvres, s’est liée d’amitié avec Jack, un courtier, pour qui l’argent est le principal moteur. Elle rêve de rejoindre la rébellion, ces hommes de l’ombre que personne ne voit. La rébellion se cache dans les souterrains de la ville et leur chef s’appelle Avalon. Avec son frère Pandore, on les surnomme « les princes maudits ». Avec leur bande, ils tentent de renverser le régime en place. Elias d’Aubrey est le fils d’un des membres de la Ligue Ecarlate, il est voué à le remplacer à sa mort. C’est un homme imbu de sa personne, complexe, sarcastique, manipulateur. Il souhaite se marier avec Eléonore, mais on a du mal à discerner ses intentions la concernant : amour ou manipulation ? Eléonore et lui se disputent perpétuellement, jouent au chat et à la souris. On ne sait pas trop ce qu’ils pensent réellement l’un de l’autre. L’Oméga est le chef de la Ligue Ecarlate, il est toujours masqué, ne parle jamais, personne ne connaît son âge, son visage. C’est un homme dangereux et mystérieux à la fois. 

La plume de l’auteur est fluide, agréable, riche, malgré quelques maladresses rencontrées au fil de la lecture. On trouve des répétitions, des longueurs à certains endroits. Cette première partie est assez intéressante car elle met en place la situation, on comprend bien que le régime en place empêche toute forme pensée autre que la sienne. Mais, quand arrive la seconde partie, on sent un changement quelque peu perturbant. L’auteur nous propulse un demi-siècle plus tôt et je me suis alors emmêlée les pinceaux… (c’est vraiment le cas de le dire !!). Dès lors que la magie du tableau intervient, j’ai un peu décroché. Cette seconde partie m’a semblée moins entraînante, moins crédible, les descriptions sont plus lourdes. Elle est plus complexe à comprendre, on ne voit pas très bien l’intérêt de certaines scènes, jusqu’à la rencontre avec Léonis Dariel, peintre. C’est un personnage attachant, entouré de mystère. La romance qui naît entre Eléonore et Elias est toujours en demi-teinte, ils jouent toujours à « je t’aime, moi non plus ». Leurs recherches ont beaucoup d’importance pour la suite, mais chacune de leurs actions peuvent avoir un impact sur les événements futurs. Ils ne peuvent donc pas tout changer au risque de modifier le futur. Le retour à leur époque avec la tragédie qui l’accompagne va marquer Eléonore et la faire mûrir énormément.

La dernière partie nous ramène à l’époque de départ, et parle de la révolte, de ce vent de rébellion qui souffle de plus en plus fort sur cette ville. Eléonore a beaucoup changé, mûri, pourtant cette jeune femme est un personnage difficile à cerner. Elle semble toujours faire ses choix en fonction de ses envies, sans penser réellement aux conséquences que cela risque d’avoir sur les autres. A de nombreuses reprises dans le roman, ses actes ont des conséquences néfastes, voir mortelles sur de nombreuses personnages, peut-être est-ce dû à son âge ? Cette dernière partie est riche en action, en suspens aussi, on tire petit à petit les fils, on dénoue l’intrigue pour mieux comprendre tous les mystères cachés. L’auteur a une imagination débordante, elle a créé un univers complètement abracadabrantesque, jusqu’au final plus que surprenant ! Une fin passionnante même si je la trouve peut-être trop rapidement close, pas assez développée, c’est dommage. 

Pour son premier roman, Laure Dargelos propose un roman dynamique, bien écrit, malgré quelques longueurs, quelques maladresses. Il est à l’attention d’un public adolescent, mais il plaira tout autant aux adultes selon moi. 

Citation

Les musiques autorisées par la censure étaient au nombre de six : une demi-douzaine de mélodies qui se répétaient en une boucle infernale. Comment des notes pouvaient-elles être jugées contraires au régime ? Pour l’Oméga, ce n’était sans doute qu’une façon de resserrer son contrôle, d’imposer ces airs comme il codifiait les pas de danse. On privait les individus de liberté, les habituant peu à peu à cette surveillance constante. Jusqu’à ce que la dictature leur paraisse naturelle. 

L’auteur

Laure Dargelos est née en 1991. Après cinq ans à s’ennuyer dans une fac de droit, elle choisit d’abandonner une carrière de juriste pour se lancer dans une formation éditoriale. Le diplôme en poche, elle travaille désormais dans une maison d’édition où elle jongle avec les mots à longueur de journée.

Passionnée d’écriture depuis son plus jeune âge, elle décide de tenter la folle aventure de la publication et d’auto-éditer son premier roman : La Voleuse des toits, un récit de fantasy young adult où se mêlent romance et voyage dans le temps.
 

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