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Chronique de « La sentence » de John Grisham

Titre :  La sentence

Auteur : John Grisham

Editeur : J.C Lattès

Genre : thriller 

Format : Papier 500 pages 22,90 € ; Numérique 15,99 €

Sortie le 4 mars 2020

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Résumé 

Octobre 1946.
Pete Banning, l’enfant chéri de Clanton, Mississippi, est revenu de la Seconde Guerre mondiale en héros, décoré des plus hautes distinctions militaires. Aujourd’hui fermier et fidèle de l’église méthodiste, il est considéré comme un père et un voisin exemplaire.
Par un matin  d’automne, il se lève tôt, se rend en ville, et abat calmement son ami, le révérend Dexter Bell.
Au choc que cause ce meurtre de sang-froid s’ajoute l’incompréhension la plus totale, car Pete se contente de déclarer au shérif, à ses avocats et à sa famille : « Je n’ai rien à dire.  »
Que s’est-il passé pour que Pete, un membre respecté de la communauté, devienne un meurtrier ? Et pourquoi se mure-t-il dans le silence ? Personne ne le sait. La seule certitude que sa famille possède c’est que ce qu’il tait est quelque chose de dévastateur, dont les retombées les hanteront, eux et la ville, pendant des décennies…
Avec cette œuvre majeure et unique, John Grisham nous embarque dans un voyage incroyable, du vieux Sud ségrégationniste aux jungles des Philippines de la Seconde Guerre mondiale, d’un asile psychiatrique aux lourds secrets du tribunal de Clanton où l’avocat de Pete tente désespérément de sauver la vie de son client.
Traduit de l’anglais par Dominique Defert

Mon avis 

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley ainsi que les Editions J.C Lattès pour ce service presse. John Grisham est connu notamment pour l’Affaire Pélican, L’associé, des best-sellers vendus à des millions d’exemplaires. Forcément, quand un de ses romans sort, on est impatient… Ancien avocat, il est spécialisé dans les thrillers judiciaires et ils sont de grandes qualités. Pour ce nouveau roman, il reste fidèle à son style. 

Peter Banning, fermier respecté de Clanton, petite ville du Mississipi, héros de la Seconde guerre mondiale, est accusé de meurtre après avoir assassiné le révérend de l’église méthodiste qu’il fréquente. Il refuse de donner une quelconque explication. Pourquoi a-t-il tué le révérend ? Y aurait-il un lien avec son épouse internée quelques mois auparavant ? Quelle va être la sentence ? 

Avec La sentence, John Grisham nous emmène dans l’Amérique d’après-guerre, dans un état où règne encore la ségrégation. Le roman est riche en événements, ne se borne pas au procès de Pete Banning. En effet, on sait dès le départ qui est le meurtrier, il n’y a donc pas de surprises. C’est un roman plus profond qui traite de nombreux sujets : de la société de l’époque, de la justice, de la Seconde guerre mondiale, mais également de ce que peuvent engendrer les non-dits et les mensonges. 

Ce livre se compose de 3 parties. La première reprend le meurtre du révérend, l’arrestation de Pete Banning, l’enquête, le procès, la sentence. Pete Banning se mure dans le silence, ses avocats ont bien du mal à trouver une ligne de défense, il refuse que ses enfants soient présents, refuse de parler avec sa sœur également. C’est un homme fier, sûr de lui. Pour autant, le suspense reste très présent car on ne comprend toujours pas la raison de ce meurtre, on se pose mille questions. La seconde partie aborde la rencontre entre Pete Banning et son épouse, puis son départ pour la guerre. On découvre l’horreur vécue par ces soldats lors de la bataille des Philippines, les marches forcées vers les camps de prisonnier. Pete Banning a été porté disparu un long moment durant cette guerre, a connu de grandes souffrances, est rentré en héros. On découvre tout un pan de l’histoire de la Seconde guerre mondiale, les conditions de vie des soldats, des prisonniers de guerre. Certaines scènes sont très difficiles à supporter. Cette partie est un peu longue, il faut aimer l’histoire pour l’apprécier dans son intégralité. On se sent quelque peu frustré, puisqu’on s’attend alors à savoir pourquoi Pete tue le révérend, mais l’auteur décide de nous faire encore languir. La troisième partie; enfin; traite de la vie après le procès, pour la famille de Pete, pour celle du révérend aussi. Là encore, la justice va devoir intervenir, mais ce sont les enfants de Pete Banning qui vont faire les frais des erreurs de leur père. 

Comme dans tous ses romans, John Grisham est très précis dans toutes ses descriptions. Il nous dresse le portrait d’une société ségrégationniste. Bien que l’esclavagisme soit aboli depuis 1865, on est loin d’avoir une égalité entre noirs et blancs : on ne trouve pas de noirs dans le jury par exemple, les toilettes sont séparés, dans la salle du tribunal les noirs doivent rester au balcon pour y assister… Il parle également de la culture du coton, de la place de la femme dans la société de l’époque. Il dresse également un tableau assez effrayant de la justice. Ce roman est très prenant, dur également. On assiste au procès d’un coupable, mais on souffre aussi pour ses enfants qui ne comprennent pas le geste de leur père. 

L’écriture de l’auteur est agréable, rythmée, il nous tient en haleine jusqu’au bout avant de nous révéler enfin les raisons qui ont poussé l’homme à ce geste et autant dire que la fin est juste bluffante ! 

Un roman fort, superbement écrit, que je vous recommande vivement si vous aimez les thrillers judiciaires. 

Citation 

1/ Toutefois, en 1938, lyncher un Noir n’était pas considéré comme un meurtre ou un crime dans les États du Sud, et le Mississippi n’échappait pas à la règle. En revanche, un mot de travers à l’adresse d’une Blanche était passible de mort. 

2/- (…) et ta mère a dit oui. Elle n’a pas contesté cette décision, même si elle n’avait pas trop le choix, en réalité. Pete a dû lui mettre la pression – j’en suis sûre -, et elle n’avait pas les armes pour lutter contre lui.

– C’est quoi, sa maladie ?

– Aucune idée. Être une femme, je suppose. C’est un monde d’hommes, Joel, n’oublie jamais ça. Si un mari influent considère que sa femme est instable, dépressive et que ses hormones lui jouent des tours, il peut la faire enfermer pour un certain temps.

 

L’auteur

Né en 1955, John Grisham a commencé sa carrière comme avocat dans une petite ville du Mississippi. Avec La Firme, parue en 1991, il a rencontré son premier grand succès de romancier. Depuis, il a vendu plus de soixante millions d’exemplaires dans le monde au travers de nombreux romans dont L’Affaire Pélican, Le Maître du jeu, L’Associé, La Loi du plus faible, Le Testament, L’Héritage, Le Dernier Juré, Le Clandestin, L’Accusé, Le Contrat, La Revanche, L’Infiltré et, plus récemment, Chroniques de Ford County, tous publiés chez Robert Laffont.

Pour suivre l’auteur 

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