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Chronique de « Préférer l’hiver » d’Aurélie Jeannin

Titre : Préférer l’hiver

Auteur : Aurélie Jeannin

Éditeur : HarperCollins France

Genre : roman

Collection : Traversée

Format : Broché 240 pages – 17 € ; Numérique, 10,99 €

Sortie : le 8 janvier 2020

Résumé 

« Maman et moi vivions ici depuis un peu plus de trois ans quand nous avons reçu le coup de fil. Au milieu des pins, des chênes et des bouleaux, au bout de ce chemin sans issue que deux autres propriétés jalonnent. C’est elle qui m’avait proposé de nous installer ici. Et je n’étais pas contre. J’avais grandi dans cette forêt. Le lieu m’était familier, et je savais que nous nous y sentirions en sécurité. Qu’il serait le bon endroit pour vivre à notre mesure. »

À distance du monde, une fille et sa mère, recluses dans une cabane en forêt, tentent de se relever des drames qui les ont frappées. Aux yeux de ceux qui peuplent la ville voisine, elles sont les perdues du coin. Pourtant, ces deux silencieuses se tiennent debout, explorent leur douleur et luttent, au cœur d’une Nature à la fois nourricière et cruelle et d’un hiver qui est bien plus qu’une saison : un écrin rugueux où vivre reste, au mépris du superflu, la seule chose qui compte.
Dans un rythme tendu et une langue concise et précise qui rend grâce à la Nature jusqu’à son extrémité la plus sauvage, Aurélie Jeannin, dont c’est le premier roman, signe un texte comme une mélancolie blanche, aussi puissant qu’envoûtant.

Mon avis

Merci à Netgalley pour ce service presse qui m’a permis de découvrir cette jeune auteur incroyable. J’ai été attirée par le titre d’actualité, je cherchais une lecture qui me permettrait de me rapprocher un peu de cette nature rigoureuse tout en restant à l’abri de mon plaid. Et ce roman est une véritable ode à la nature, une poésie à lui seul. La quatrième de couverture est explicite, nous pose le cadre et m’a personnellement donné envie de connaître un peu mieux ces deux femmes. 

Une fille et sa mère reviennent vivre loin du monde dans la cabane qui a abrité leur bonheur familial bien des années plus tôt. Elles viennent y soulager leurs peines, se relever de leurs peines, des deuils qui les ont toutes deux frappés. Elles sont seules face à la nature, à leur solitude et à leur douleur. Elles ont perdu leurs fils, père et mari est parti, elles ne sont plus que toutes les deux face à la rigueur de l’hiver. 

Aurélie Jeannin signe ici son premier roman et il faut avouer qu’elle a frappé fort. Préférer l’hiver est un roman à la fois poétique, magnifique, douloureux mais aussi rempli d’amour. C’est un huis clos entre une mère et sa fille, c’est la fille qui est la narratrice. Elle nous parle de sa mère, de sa relation forte, de leur quotidien, de la forêt, de l’hiver. C’est un retour à l’essentiel, on oublie tout ce qui compose le confort de notre modernité. Pour survivre, il faut envisager de chasser, il faut cultiver, on est loin de tout, tout doit être prévu. L’ambiance peut sembler pesante parfois, comme le temps, comme le froid, comme la douleur de ces deux femmes. On sent le lien profond qui les unit, un lien toutefois complexe, la fille aime profondément la mère, a besoin d’elle, n’a plus qu’elle. Elles ont leur deuil en commun, leurs douleurs, elles avancent, partagent, se soutiennent, survivent dans ce monde difficile, isolé. 

Un roman d’ambiance que l’auteur écrit d’une plume précise, poétique, elle utilise des descriptions magnifiques, les sentiments sont peu à peu mis à jour, on apprend à connaître les deux femmes lentement, au fil des pages.

Ce livre est une superbe découverte que je recommande sincèrement ! 

Citation 

« Depuis le coup de fil, Maman et moi avons un peu délaissé l’entretien de la végétation alors que l’hiver serait le bon moment pour couper du bois et récupérer les troncs échoués dans l’étang en cassant la glace et en faisant glisser les épaves boisées dessus. Ces trois dernières années, nous avons abattu à nous deux beaucoup de travail ici. Les deux autres propriétés sont désertées depuis plusieurs années, et nous sommes seules désormais. Avant l’hiver, ceux qui passaient étaient les chasseurs et parfois quelques marcheurs. Mais jamais de touristes. Et jamais de gens perdus. Nous sommes les perdues du coin. »

« Maman est unique, mais tout le monde l’est. C’est pour cela que je ne l’admire pas – je n’admire personne au demeurant. Il m’est arrivé parfois de lire des livres qui ressemblaient à Maman ; serrés, compacts. Jamais faciles, parfois inaccessibles, mais pour moi, immensément beaux et inspirants. » 

L’auteur

Aurélie Jeannin est née en 1982. Elle vit avec son mari et ses enfants en forêt, quelque part en France. 

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