Taurnada Editions

Chronique de « Blessures invisibles » de Isabelle Villain

Titre Blessures invisibles

Auteur : Isabelle Villain

Éditeur Taurnada

Genre : thriller/suspense

Format : Papier, 252 pages – 9,99 € ; Numérique, 5,99 €

Sortie : le 9 janvier 2020

Chronique de Mauvais genre : https://auroredesbullesetdescouleurs.fr/2020/01/chronique-de-mauvais-genre-de-isabelle-villain

Résumé 

Le major Maraval est retrouvé mort à son domicile, une balle dans la tête, son arme à la main.
La thèse du suicide est pourtant très vite abandonnée par le groupe du commandant Rebecca de Lost, et les pistes militaires et familiales se multiplient.
Dans le même temps, le « tueur au marteau », demeuré silencieux depuis l’enterrement du capitaine Atlan, décide de reprendre du service.
Deux enquêtes sous haute tension. Un final explosif !

Mon avis

Il y a quelques jours, je vous ai parlé de Mauvais genre, thriller d’Isabelle Villain que j’ai littéralement dévoré ! Je reviens cette fois avec Blessures invisibles, une nouvelle enquête de l’équipe du commandant de Lost. Le fil conducteur entre ces deux romans ? Le tueur en série qui n’a pas été arrêté et continue à faire courir nos enquêteurs. Vu l’enthousiasme que j’avais émis lors de ma lecture, j’étais donc dans l’attente d’un roman haut en couleur et Isabelle Villain a su me combler au-delà de mes espérances. 

Rebecca de Lost et son équipe sont encore choqués par les récents événements qu’ils viennent de vivre. Difficile pour eux de reprendre le quotidien, Rebecca est particulièrement fragilisée. Mais une nouvelle affaire va leur demander toute leur attention. Le major Maraval, ancien militaire, est retrouvé mort chez lui, une balle dans la tête. Le militaire, atteint du syndrome de stress post-traumatique (PST), essayait de reprendre pied depuis quelques temps et se soignait, pourquoi se suicider ? Certains détails remettent aussi en doute cette version, qui aurait pu maquiller cette scène en suicide ? Qui en voulait à Maraval ? D’un autre côté, le tueur au marteau accélère la cadence, il reprend du service après plusieurs années de silence, mutile des femmes en leur brisant la main à coups de marteau, semble vouloir mêler Rebecca à son petit jeu… Pourquoi cette période d’absence ? Quel lien avec le Commandant de Lost ? Rien ne relie les victimes entre elles, l’enquête stagne, l’équipe du 36 doit agir au plus vite pour arrêter ce forcené. Deux enquêtes qui vont demander toute leur énergie.

Dans Blessures invisibles, Isabelle Villain aborde le thème du stress post-traumatique rencontré chez les soldats lors de guerres, de scènes difficiles. Le militaire assassiné en était atteint, une blessure profondément ancrée, qui détruit, mais qu’on ne voit pas de l’extérieur… Un titre judicieusement choisi. Elle parle de ce mal, du ressenti des personnes qui le vivent, des manques de possibilité pour les soigner, de l’omerta de l’armée que ce soit par rapport à ce syndrome ou par rapport à tout ce qui touche le monde militaire. Isabelle Villain a, une fois de plus, fait un travail de recherche remarquable et a su intégrer ceci à son récit avec brio. 

On prend plaisir à retrouver les protagonistes des enquêtes précédentes, j’aime assez ces romans avec des personnages récurrents. On les apprivoise au fur et à mesure, on en découvre un peu plus à chaque fois, on s’attache à eux. Le tueur en série, surnommé le tueur au marteau, continue de nous poursuivre ici en toile de fond, comme un leitmotiv funeste dont on n’arrive pas à se débarrasser. On ne comprend toujours pas où il veut en venir, ce qu’il cherche, mais il prend confiance et cherche à exprimer des désirs, veut faire entrer Rebecca dans son jeu malsain. 

L’auteur alterne entre les deux affaires avec aisance, on suit le déroulement de chacune facilement, le rythme est soutenu, l’ensemble haletant. Comme dans Mauvais genre, Isabelle Villain sème différentes pistes, nous promène, nous perd, à sa guise, jusqu’au final inattendu et déroutant ! J’aime l’écriture de cet auteur, fluide, agréable, elle utilise des phrases courtes, incisives, elle utilise un vocabulaire propre à la police que je découvre (pourtant, je lis pas mal de policiers !) : « les fadettes » (relevés des appels téléphoniques transmis par les opérateurs), les « TSC » (techniciens de scènes de crime)…

Je vous recommande vraiment ce thriller ! Blessures invisibles est riche en suspense, en action, en questionnements, on reste en haleine d’un bout à l’autre du livre. Pour ma part, je vais continuer ma découverte de son univers avec ses enquêtes précédentes : Peine capitale et Âmes battues !! 

Citation 

« – Et puis, j’ai appris cadavre après cadavre. Et un jour, j’ai entamé une discussion, Je vous le concède, totalement à sens unique. Je sais parfaitement que vous trouvez tous cela très étrange, mais moi cela me permet de rester calme, de me détacher de toute cette violence. Je leur parle doucement, un peu comme quand on raconter une histoire à ses enfants avant qu’ils ne s’endorment. Sauf que dans leur cas, le sommeil sera éternel. Je leur souhaite bon voyage.

Richard acquiesce d’un hochement de tête. C’est la première fois depuis un an qu’il éprouve un peu d’affection pour cet homme. Sa carapace est sur le point de se craqueler. Marrer lui semble toujours étrange, mais sympathique. Humain.

– Je suis sûr que vous pensez que nous, les légistes, nous sommes des individus un peu marginaux, bizarres, à mettre dans le même panier que les croque-morts ou les infirmiers en soins palliatifs. C’est juste que pour nous, Occidentaux, la mort est encore un sujet tabou. Alors qu’elle fait juste partie du cycle naturel de la vie. Notre métier n’est pas triste. On rit avec la mort. On l’apprivoise. Mais bon, il y a des jours où c’est plus difficile que d’autres, et j’avoue que depuis que ce malade est de retour, j’ai beaucoup de mal à garder mon calme. »

L’auteur

Née au Maroc en 1966, Isabelle Villain a travaillé pendant une quinzaine d’années dans la publicité, l’événementiel et l’organisation de salons professionnels. Amatrice de littérature policière depuis l’enfance, elle obtient en 2015 le prix Maurice Bouvier pour Peine capitale, et en 2016 le prix polar du festival Jeter l’Encre pour Âmes battues.

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