simplementpro

Chronique de « Ils se marièrent et il y eut beaucoup de sang » de Laurine Valenheler

Titre : Ils se marièrent et il y eut beaucoup de sang

Auteur: Laurine Valenheler

Éditeur : auto-édition

Genre : thriller

Format Format papier, 542 pages – 16,99 € numérique – 2,99 €  

Sortie : le 21 octobre 2019

Résumé

Au cœur de l’hiver 2017, quatre ans après les débats sur le projet de loi « Mariage pour Tous », plusieurs couples d’hommes sont retrouvés morts en petite couronne de Paris. Sur les scènes de crime, la signature marque les esprits : entre les corps des victimes sont retrouvés des triangles de tissu, roses comme le symbole de la persécution des homosexuels sous le IIIème Reich.Pour l’équipe de Maël Néraudeau et Yohann Folembray, lieutenants à la Section criminelle du SDPJ 94 et partenaires à la ville comme à la scène, le compte à rebours est lancé. Le mot d’ordre est sur toutes les lèvres, y compris celles de la presse : mettre la main sur l’assassin et enrayer la vague de folie meurtrière. Mais face à un criminel aussi obscur qu’imprévisible, les enquêteurs se retrouvent désarmés, et ce malgré l’appui d’un capitaine de la Brigade des crimes sériels de l’OCRVP venu se greffer à la section pour les assister. Le sadisme du meurtrier se révèle alors sans limite lorsque l’affaire prend un virage dramatique pour les deux coéquipiers et amants. Entre les plaies endormies qui se réveillent et la colère qui les déchire, affectant l’équilibre du groupe, le terrain est plus libre que jamais pour le Tueur au Triangle Rose, qui profite de la diversion pour passer à la vitesse supérieure et parachever son acte final…

En France, une agression homophobe se produit toutes les 33 heures.En France, en 2019, des hommes et des femmes sont insultés, roués de coups, brisés moralement et physiquement parce qu’ils se tiennent la main dans la rue.Entre la fiction et la réalité, entre haine institutionnalisée et passage à l’acte criminel, il n’y a plus qu’un pas et quelqu’un finira par le franchir.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier Laurine Valenheler pour ce service presse. Fan de thriller tout d’abord, la couverture assez minimaliste pourtant m’a de suite attirée. Je la trouve sobre mais très explicite. J’ai donc continué avec la quatrième de couverture et le sujet a fini de me convaincre : l’homophobie, un sujet dont on parle trop peu et qui, malheureusement, est un véritable fléau depuis bien trop longtemps. Le résumé est clair, précis et m’a donné envie de découvrir cet auteur qui signe ici son premier roman. 

Pourtant, il m’a fallu du temps, à la fin de ma lecture, pour digérer, pour ne pas réagir à chaud. Ce thriller est un roman coup de poing ! L’histoire est violente, fait réfléchir, l’enquête montre aussi les dessous d’une police pas toujours complaisante. L’auteur écrit d’une plume incisive, utilise un vocabulaire élaborée, sa syntaxe est agréable, c’est un vrai plaisir de la lire. On suit l’histoire avec un intérêt grandissant, on élabore un profil et quand, au milieu du livre, l’assassin est trouvé, on se pose beaucoup de questions. Pour ma part, je me doute déjà de qui il s’agit et je pense que le but de Laurine Vanlenheler n’est pas de le cacher mais plutôt de nous montrer jusqu’où un esprit pervers peut aller. Et, c’est là qu’elle a été fabuleuse jusqu’au bout ! 

Maël et Yohann, nos deux flics mariés, sont très attachants, très différents l’un de l’autre. Quand on dit que les opposés s’attirent, ils en sont un parfait exemple. Maël, papa d’un petit garçon de 4 ans, est assez renfermé de prime abord, très réfléchi, mais, c’est aussi vers lui que les autres se tournent quand quelque chose ne va pas. Yohann, lui, est plus enjoué, plus fêtard, aime rire et plaisanter avec les autres. L’un est méticuleux, presque psychorigide, l’autre très désordonné. Un couple qu’on aime voir évoluer. 

L’homophobie est abordé sous différentes formes : par les meurtres déjà, mais en enquêtant, on aborde les manifs de 1999 et de 2012 contre le mariage gay et l’adoption, on parle de l’homophobie dans les rangs de la police, de « l’homofolie » chez les catholiques intégristes, des agressions multiples faites à ces personnes… J’ai, pour ma part, découvert l’histoire du triangle rose même si je connaissais le sort réservé aux homosexuels durant la seconde guerre mondiale. Enfin, l’auteur propose sur son site un complément d’enquête à lire absolument ! 

L’histoire est rythmé, pleine d’action, l’intrigue bien ficelée. On dévore ce thriller même si le sujet et quelques scènes sont difficiles à supporter. L’auteur a aussi cette capacité dans une scène très macabre de nous faire exploser de rire suite à un dialogue lancé… Des sentiments contradictoires mais qui permettent de mieux supporter l’horreur du moment peut-être. 

En bref, je vous recommande vivement ce thriller tant pour l’histoire que pour l’écriture plaisante et le thème abordé. Un auteur à suivre… 

Citation : 

« Il avait assisté depuis son balcon au défilé de la masse indignée qui avait foulé les rues de Paris en 1999 pour manifester son opposition à la promulgation du PACS. Il aurait voulu leur crier tout leur soutien, leur dire qu’il savait, lui, mais il s’était tu et l’avait longtemps regretté. En 2012, quand la question du mariage, et pire, de l’adoption arriva sur la table, il eut l’occasion d’y remédier. (…) Il se rendit à la session de rattrapage(…). Les membres de l’Institut Civitas, de la Renaissance Catholique et des Jeunesses Nationalistes ayant jugé celui de la Manif’ pour Tous beaucoup trop complaisant envers la communauté homosexuelle, ils avaient convié le peuple français à leur propre rassemblement contre l’homofolie. Parmi eux, il avait observé, écouté, hoché la tête, adhéré à l’idée d’un « grand nettoyage ». Une dame d’une soixantaine d’années lui parle du cancer de l’hétérosexualité et s’épancha sur les quatre des sept plaies d’Egypte engendrées à elles seules par la pratique de la sodomie. Une autre lui fit un laïus sur la menace pédophile que représentaient les hommes gays pour les enfants. Lorsqu’il enlaça cette dernière en pleurant de joie, ni elle ni qui que ce soit autour ne trouva cela excessif. Tous parlaient de sexe au sens pornogaphique du terme, la notion d’amour était absente de leurs cris. Hommes et femmes déshumanisés, dépossédés de leurs qualités émotionnelles, réduits à leurs instincts primaires. On le comprenait enfin… »

L’auteur 

« Je ne m’appelle vraiment pas Laurine Valenheler.
Je suis bourrée de TOCs et d’obsessions, ainsi qu’une jolie palette d’irrégularités médicales que tous les (nombreux) spécialistes consultés n’ont jamais su expliquer… et n’expliquent encore pas à ce jour.
Je suis l’heureuse propriétaire d’une taille adulte qui me vaut des surnoms aussi engageants que « Nabot » ou « Passe-Partout », ainsi que l’obligation de conduire avec un rehausseur pour réussir à atteindre les pédales, même dans une Twingo.
Je ne suis pas maniaque mais ordonnée et perfectionniste !
Je n’ai pas un accent belge mais un accent FRANC-COMTOIS ! (les parisiens, faut vraiment que vous arrêtiez avec ça…)
Voilà voilà… Maintenant qu’on est débarrassé des points sensibles, on peut passer au reste.

Franc-Comtoise (presque) pure souche, je suis née à Besançon le 15 novembre 1996. Oui, si on compare à la moyenne d’âge nationale des auteurs, je suis clairement un fœtus tombé du berceau un peu trop tôt…

Dans cette superbe région qui compte davantage de vaches que d’habitants au mètre carré mais où on peut se targuer d’avoir d’excellents fromages et des vins fameux (grâce auxquels on peut se prendre des cuites toutes aussi fameuses, mais là n’est pas la question), j’ai vécu les vingt-et-une premières années de ma vie, avant de déménager pour la région parisienne. J’y vis pour le moment avec un chat femelle misanthrope, une moitié bordélique et ma personnalité obsessionnelle-compulsive, qui exaspère autant qu’elle fait rire autour de moi mais que j’ai bon espoir d’assouplir… sans espérer non plus la faire disparaître, parce que faut quand même pas déconner. Pour compenser cet exil pas franchement consenti (l’amour, ça rend con.) au pays des bouchons sur le périph’ et des gens qui tirent la gueule, je surmonte ma peur de l’avion régulièrement pour m’échapper hors de la France, puisque j’ai la chance de partager la vie de quelqu’un qui a le même amour du voyage que moi. Ma préférence va aux pays anglophones (Royaume-Uni, Etats-Unis, et puis récemment le Canada), auxquels j’ai consacré une bonne partie de mes études. Quoi qu’il en soit, j’aime voir du pays.

J’ai commencé à m’intéresser à la psychologie et la sociologie à l’adolescence, puis la criminologie et la victimologie se sont imposées assez naturellement. J’étudie donc les sciences criminelles en autodidacte depuis plusieurs années à coups d’ouvrages universitaires, de MOOC, de conférences et de documentaires que je glane par-ci par-là. Essayer de comprendre pourquoi l’homme s’obstine à exalter le pire alors qu’il a prouvé à de multiples reprises qu’il est aussi capable du meilleur, à travers l’étude des mécanismes psychologiques et sociologiques dans lesquels nous baignons tous, a quelque chose d’incroyablement fascinant. Il est si complexe de toucher du doigt les raisons qui peuvent pousser quelqu’un à passer à l’acte, de déterminer à quel degré de folie ou de déraison le déclencheur peut avoir lieu. Les explications ont sûrement aussi nombreuses qu’il y a d’individus qui franchissent la ligne jaune. Ce paradoxe me passionne tellement que j’aurais pu choisir d’en faire mon domaine d’études, mais cela n’a pas été le cas.

Les études supérieures et moi, c’était loin d’être une grande histoire d’amour de toute façon. Je m’en suis toujours bien tirée mais la passion n’était pas là. Je n’ai jamais adhéré aux méthodes universitaires. Une fois ma licence de lettres et langues en poche (merci la culture personnelle et le bachotage !), j’ai décidé d’arrêter mes études sur un coup de tête qui a surpris à peu près tout le monde autour de moi à part mon chat. Les hasards du destin m’ont amenée à travailler dans un commissariat de police nationale en banlieue parisienne. Pas en tant qu’agent de police (va passer le concours quand tu es une bouboule d’un mètre 50 aussi sportive qu’une tortue sous Lexomil toi…), mais en tant qu’agent d’accueil. Et à l’accueil, mine de rien, on voit et entend beaucoup de choses, surtout dans la circonscription où j’étais… Néanmoins, divers soucis administratifs liés à mes conditions de travail m’ont amenée à démissionner de mon poste en urgence pour accepter une offre d’embauche en tant que correctrice en entreprise. Je fais actuellement du contrôle qualité dans le domaine commercial, rien à voir donc avec ce que je faisais avant, mais cela reste dans la logique de mon parcours totalement éparpillé. Là encore, je ne regrette rien, même si mon but à long terme est d’être travailleuse indépendante, et peut-être même de reprendre mes études pour passer un DU de criminologie, qui sait… »

Pour suivre Laurine Valenheler 

Facebook : https://www.facebook.com/laurine.valenheler.1

Instagram : https://www.instagram.com/laurinevalenheler/

Twitter : https://twitter.com/l_valenheler

Site : https://laurinevalenheler.wixsite.com/auteure

Aurore Et Ses Bulles, C'est L'association De Mes Deux Pages Aurore Et Ses Bulles De Couleurs Où Je Parle De Créations, De Créatrices, D'artisanat, De Made In France, J'y Crois Et J'adore Ça !! Je Teste Aussi Des Produits Et Vous Donne Mes Avis, Vous Y Trouvez Aussi Des Jeux Et Des Concours. Puis Ma Seconde Page Aurore Et Ses Bulles De Mots Où Je Fais Des Chroniques De Livres, Quelques Concours, Elle Existe Depuis Peu Et Est En Voie D'amélioration, Du Moins Je L'espère :) J'ai 42 Ans Je Vis Dans Le Sud Avec Papa Zours, Mon Mari Depuis 12 Ans, Ma Louloute De 10 Ans. Educatrice De Métier, J'ai Cessé Mon Activité Suite À Une Fibromyalgie Quelque Peu Envahissante ... Bonne Promenade Sur Ma Page :)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :