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Chronique de « Outsphère » de Guy-Roger Duvert

Titre : Outsphère

Auteur : Guy-Roger Duvert

Editeur : auto-édition

Genre : science-fiction space opera

Format : papier 313 pages, 19,99 € ; numérique 4,99 €

Sortie : le 6 mai 2019

Résumé 

Mon avis

Quand Duy-Roger Duvert m’a contactée pour cette chronique, je n’ai pas hésité longtemps… son roman m’a mis l’eau à la bouche : j’aime beaucoup la science-fiction, le résumé m’emmenait en voyage et pendant les vacances, quoi de mieux ? Et la couverture est juste splendide !! Sobre, classe mais représentative du titre. Et puis, je dois avouer que l’auteur m’intrigue, il est réalisateur, scénariste et compositeur de musiques de films aux Etats-Unis, ce qui laisse présager une belle lecture. 

L’Arche, premier vaisseau prêt à coloniser une exoplanète, arrive sur Eden après 80 années de voyage. Les 50 000 personnes en partance ont été cryogénisés le temps du voyage. Petit à petit, les membres de l’équipage se réveillent afin de prendre possession de cette terre d’accueil. Eden, c’est une planète riche au niveau de la végétation, qui peut statistiquement accueillir une nouvelle population malgré une atmosphère demandant des combinaisons hermétiques, des orages magnétiques, une population primitive peu accueillante et une faune inconnue de tous. Quelques semaines après, un nouveau vaisseau arrive. A leur bord, des Terriens également arrivent mais ils sont beaucoup plus avancés technologiquement. Ils n’ont mis que 20 ans à venir sur la planète et ce sont des êtres génétiquement modifiés. Ils sont tous reliés télépathiquement et fonctionne en collectivité à la différence des premiers arrivés plus individualistes. Ils ont pour mission de protéger les Anciens, les premiers terriens et de coloniser Eden. Mais au-delà de l’installation de ces deux peuples sur cette même terre quelque peu sauvage et hostile, quelles relations vont entretenir les Anciens et les Clones ? Comment vont-ils réussir à se comprendre ? 

On peut dire que le thème de la colonisation est un thème récurrent depuis plusieurs années, on l’aborde dans beaucoup de livres, de films, alors l’important est de vraiment sortir son épingle du jeu en proposant des éléments inhabituels. Dans ce roman, l’auteur nous emmène sur une planète inconnue de tous, Eden un nom qui fait penser à un renouveau. La Terre a subi bien des dégâts par la faute des hommes et les clones ont même éradiqué tout ce qui n’était plus sain à leur sens, détruisant la planète. Sur Eden, les nouveaux habitants vont devoir s’installer, trouver les ressources, vivre en harmonie avec ce et ceux qui les entoure. Au-delà de cet aspect, l’auteur aborde surtout la relation entre les hommes. Tout d’abord en interne chez les anciens eux-mêmes, un peuple individualiste, chez lesquels des clans se forment. On distingue dès le départ des groupes se créer : les militaires, les scientifiques, les citoyens. Chacun a ses propres missions, souhaits, et ceux-ci ne sont pas forcément compatibles. Chez les clones, la pensée est plus uniforme, il s’agit d’un peuple à la pensée collective qui ne fonctionne qu’avec une seule et même idée, tout doit être fait pour le bien de tous, peu importe la manière. Quand les deux générations se rencontrent, on peut parler de choc des cultures : difficile de se comprendre et vivre en harmonie. Les premiers arrivés acceptent mal les nouveaux, on parle même de racisme : incompréhension, rejet, violence sont le lot journalier. Et, on a le peuple indigène, les habitants d’origine qui ne partagent rien avec les arrivants : ni la langue, ni les coutumes, ni l’envie de partager. Étrangement, même dans un roman de science-fiction, ces différences résonnent comme quelque chose de connu, on vit dans un monde où les différences, les pensées contraires sont mal acceptées. C’est le propre de l’être humain, on espère pourtant dans un nouveau monde que les erreurs ne se répètent pas une nouvelle fois… 

La plume de l’auteur est plutôt agréable, le vocabulaire pas trop compliqué même quand on parle de termes scientifiques. Malheureusement, on trouve quelques longueurs, des répétitions parfois même à l’intérieur d’une même phrase qui donne de la lourdeur au texte. L’auteur met en place un monde très intéressant avec un environnement plutôt intrigant. Pourtant, j’ai trouvé que les descriptions n’étaient pas toujours suffisamment exploitées, j’aurais aimé plus de détails, me sentir plus immergée dans ce monde. Les personnages sont très nombreux, ce qui demande de bien suivre le fil de l’histoire même si l’on retrouve quelques figures récurrentes parmi les militaires, les scientifiques et les citoyens. Le colonel Bowman est un militaire aguerri, rigoureux, très à l’écoute de son équipe qui lui fait confiance et le respecte. L’un deux, Baya, a été contaminé par l’air ambiant durant une mission, et a été mis en quarantaine. Chez les scientifiques, on parle beaucoup de Fulton, elle part souvent en mission avec Bowman et entre eux le contact est électrique. Elle est entêtée et a tendance à ne pas vouloir se plier aux ordres des militaires. Cruz est la porte-parole des citoyens, une femme qui a été choisie pour ses qualités de meneuse d’hommes sur Terre mais elle va avoir bien du mal à se faire comprendre et à faire tampon entre le peuple et l’Amiral Suleiman, un homme rigide qui ne suit que ses propres opinions; Chez les Clones, les noms sont plus compliqués, ils sont tous précédés d’une lettre suivie de nombres, ce qui complique le suivi. Sur la couverture, on ne voit pas apparaître qu’il s’agit d’un premier tome mais à la fin du résumé, il est noté qu’il s’agit d’une saga. Ce premier tome est un peu lent, manque d’action, on sent à la fin du livre que des événements importants arrivent et la frustration l’emporte car pour ma part, j’attendais avec impatience un peu de mouvement !! 

Un roman plein de promesse, malgré quelques longueurs et lourdeurs, qui met en place dans ce premier tome l’installation de nouveaux arrivants sur Eden. L’écriture est agréable, les descriptions demandent à être étoffées mais peut-être que le second tome apportera l’action, les détails, qui nous manquent ici… A espérer.  

Citation 

« En fils de corrompu, Bacalde ne voulait pas le pouvoir. Il voulait simplement la défense de valeurs, d’un type de vie fondé sur la liberté et l’épanouissement personnel. Etait-il utopique de penser comme cela dans un contexte aussi critique que celui de la colonisation d’une exoplanète ? Vincent ne le pensait pas. Au contraire, tout le monde chez les colons s’accordait à dire que l’humanité avait échoué sur Terre. Il s’agissait donc de réussir sur Eden ce qui n’avait pu être mis en place sur Terre. Et ça n’était pas en renouant avec des réflexes militaristes si typiques des régimes terriens que les colons réussiraient à changer les règles. »

« Vincent n’en croyait pas ses oreilles. L’Atlante lui proposait tout simplement un meurtre collectif. Une petite douzaine d’Exilés présentait des symptômes, dont deux Atlantes. M9422, de sa voix douce et féminine, proposait de tous les tuer sans attendre. Dans ses yeux, pas la moindre colère, pas la moindre frustration. Juste un calcul froid. »

L’auteur

Pour suivre l’auteur 

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